12.05.2020
- Gilles Boeuf [1]



Gilles
Boeuf est professeur émérite à Sorbonne Université, également professeur
consultant à AgroParisTech et chargé de cours à l'IEP Paris. Il a été président
du Muséum national d'Histoire naturelle, professeur invité au Collège de France
sur la Chaire "Développement durable, environnement, énergie et
société" et président du Conseil Scientifique de l'Agence Française pour
la Biodiversité. Il a passé deux années au Cabinet de Ségolène Royal, alors
Ministre de l'Environnement, de l'Energie et de la Mer.
Ce texte m'a été envoyé par mon ami Rachid B. Il aborde l'après pandémie du point de vue du scientifique qui constate les dégâts que nous causons à la nature par notre comportement de consommateurs compulsifs. Il rappelle les alertes lancées par plusieurs scientifiques, depuis des dizaines d'années, et leur ignorance par
tous emportés que nous sommes par la dynamique d'un néolibéralisme débridé. A la question lancinante que tout le monde pose et se pose "que sera demain?", il répond par un appel à un changement raisonné de nos comportement vis-à-vis de la nature et, plus explicitement, au respect du ... vivant. Lens liens dans le textes et les références en fin sont des pistes fort intéressantes pour celles et ceux que la réponse à la question intéresse :)
tous emportés que nous sommes par la dynamique d'un néolibéralisme débridé. A la question lancinante que tout le monde pose et se pose "que sera demain?", il répond par un appel à un changement raisonné de nos comportement vis-à-vis de la nature et, plus explicitement, au respect du ... vivant. Lens liens dans le textes et les références en fin sont des pistes fort intéressantes pour celles et ceux que la réponse à la question intéresse :)
LE MONDE D’APRÈS. Nous ne sommes pas en guerre contre
un virus, mais contre nos propres manquements, nos propres agissements, notre
propre irresponsabilité à l'égard de la planète. Nous sommes, en
définitive, notre propre ennemi, assène Gilles Boeuf. En cause, notre
servilité coupable à des dogmes - croissance, consommation, propriété,
hâte, et bien sûr profit - au noms desquels l'humanité, aveuglée par son
arrogance anthropocentrique, se croit autorisée et même stimulée à surexploiter
le capital "nature" jusqu'à son anéantissement. Et le biologiste
et océanographe de convoquer le "sens" de ce que l'on initie,
bâtit, diffuse, de ce que l'on crée, entreprend, partage. Et justement, que
"faire de" cette nature ? Ou plutôt que "faire avec",
que "faire dans le respect de" cette biodiversité aujourd'hui en
péril ? Que "faire en s'inspirant de" cet émerveillement
d'espèces vivantes, animales et végétales, à laquelle l'homme appartient - lui
qui, dans son enivrement scientiste, croit la posséder ? Que
"faire", en définitive, pour que la relation de l'homme à la nature,
la considération de l'homme pour la nature, n'encage plus l'humanité dans le
suicide qu'elle a programmé et interrompt la progression de l'écocide ? "Puisse
un petit virus composé de seulement quinze gènes provoquer l'électrochoc
collectif l'humanité a tant besoin...", espère l'ancien président du
Muséum national d'histoire naturelle.
"En décembre
2019, une pneumonie d'origine alors inconnue touchant 59 personnes a été
signalée dans la ville chinoise de Wuhan. Il a depuis été établi que cette
maladie émergente, devenue depuis une pandémie, était due à un coronavirus (Sars-CoV-2).
Elle a été dénommée Coronavirus disease 2019 ou Covid-19. Ce virus s'est
répandu avec une vélocité effarante sur toute la planète. Ce qui n'aurait pas
dû se produire s'est produit, ce qui n'aurait pas dû dépasser un petit
impact très localisé s'est diffusé dans le monde entier en quelques semaines.
Les investigations épidémiologiques conduites en Chine ont montré que les
premiers malades avaient pour la plupart fréquenté un marché de Wuhan,
où l'on vendait plusieurs espèces d'animaux domestiques et sauvages, souvent
vivants. Le 2 janvier 2020, le marché de Wuhan fut immédiatement fermé
sans que l'on ait établi (ni même recherché) l'origine de la contamination
parmi les espèces animales vendues. L'historique exact de l'origine de
l'épidémie n'est toutefois pas clairement établi. Le sera-t-il un jour,
compte tenu des enjeux géopolitiques de cette question et des pressions
que subissent les scientifiques chinois ? Ce que l'on sait, c'est que la
capture, le transport et la vente d'animaux sauvages vivants, entassés dans des
cages dans des conditions insalubres et inacceptables sur des marchés comme
celui de Wuhan, concentrent des espèces qui ne se côtoient pas habituellement
et favorisent le passage des virus entre espèces, humains compris. De même, la
préparation et la consommation de la viande de ces animaux favorisent les
contacts à risque entre les humains et les virus dont ils peuvent être
porteurs...". C'est ainsi que nous démarrions une tribune,
rédigée par une quinzaine de scientifiques, publiée dans Le Monde dans
son édition du 7 mai 2020.
Quelques
semaines plus tôt, le 16 mars, vers 20 heures le président de la République
Française, Emmanuel Macron annonçait les mesures pour la mise en place du confinement
de la population en France dans le cadre de la lutte contre la propagation
de l'épidémie, et il s'exprimait ainsi : "(...) Le jour d'après ne sera
en aucun cas un retour au jour d'avant !". Imaginez l'impact de telles
paroles sur un scientifique écologue ! Changer enfin nos comportements
suicidaires et passer à autre chose de totalement nouveau : nous en rêvions
tous !
Notre
thématique essentielle est alors, dans cette tribune, de poser de façon
lancinante la question :
"L'attaque
mondiale de ce petit Coronavirus de chauve-souris, avec ses 15 gènes,
démarrée dans la région de Wuhan en Chine, quelque part en fin d'année 2019,
pourrait-elle constituer l'électrochoc collectif dont l'humanité a tant besoin
pour enfin infléchir sa courbe de développement ?".
Depuis
combien de temps nous dit-on, voit-on écrit "Nous allons dans le mur
" ? De multiples donneurs d'alerte, scientifiques, naturalistes,
philosophes, médecins, écologistes, même plus récemment quelques économistes
"non conventionnels" et politiques des mouvements
environnementalistes, sont venus s'agréger à la cohorte d'humains de bonne
volonté qui ont vraiment, profondément envie de "faire quelque chose"
et de changer la donne, d'harmoniser nos relations avec le vivant et de
respecter les "non-humains".
"Pourquoi
continuons-nous aveuglément à nous "suicider à petits feux" et à
"continuer comme avant" ? "
Vers des sables mouvants plutôt qu'un mur
Le
problème, c'est que nous n'allons pas vers un "mur", bien solide,
bien visible de loin, véritable forteresse imprenable qui demanderait de la
prudence raisonnée dans son abord, nous obligeant à freiner voire à
"piler" sur place. Nous sommes plutôt, de par nos comportements inconséquents
et irresponsables, beaucoup plus proches de l'abord d'une zone de boues
fluides et de sables mouvants dans lesquels nous mettrons un bras, puis
l'autre - c'est déjà fait ! -, une jambe puis l'autre, puis la tête et
disparaîtrons sans nous en apercevoir...
Dans les années
soixante, alors en pleine accélération démographique, de grands mouvements
démarraient suite aux réflexions de "penseurs" et à la publication
d'ouvrages fondateurs comme Silent spring de Rachel Carson ou Avant
que nature meure de Jean Dorst. Rappelons que nous étions 2,2 milliards
d'humains en 1945, et que nous allons parvenir à 8. Cette époque était aussi
celle du lancement de nombre d'associations écologistes et de la stimulation de
l'écologie scientifique. Finalement
le premier article publié dans Science pour faire le point sur les impacts environnementaux de nos activités ne date que de... 1997 (Vitousek et collaborateurs).
le premier article publié dans Science pour faire le point sur les impacts environnementaux de nos activités ne date que de... 1997 (Vitousek et collaborateurs).
Les travaux
du Club de Rome, et notamment le célèbre rapport Meadows de
1972 (The limits of growth), est lumineux dans ses conclusions :
alors, pourquoi ceci n'a pas été suivi d'effets ? Plus récemment, en 2018,
Gilbert Rist publiait son La tragédie de la croissance. Alors,
pourquoi continuons-nous aveuglément à nous "suicider à petits feux"
et à "continuer comme avant" ?
Une jeunesse passionnée, inquiète, et vulnérable
La jeunesse
constitue une clé de voûte du processus de transformation et d'action
exigé. En qualité de professeur des Universités, j'enseigne aussi bien
en médecine (sur les nouveaux modèles en biologie), en sciences de la
vie et écologie (sur la physiologie environnementale et la biodiversité),
en agronomie et dans les écoles vétérinaires (l'agroécologie au
sens le plus large possible, unique solution soutenable), en sciences
politiques (sur les interactions entre l'histoire naturelle et l'économie
des Hommes), à l'Ecole nationale de la magistrature et dans des écoles
de commerce.
Je suis
donc au contact d'une jeunesse plurielle. Ces communautés, qu'ont-elles
en commun ? D'être très fortement inquiètes, mais aussi passionnées
par ces sujets. Elles ne considèrent plus les interrogations environnementales
comme des "points secondaires " ou des élucubrations d'écologistes
irresponsables et catastrophistes.
La grande
attention que cette jeunesse porte à ces enjeux dicte aussi de faire preuve de
grande attention à son égard. Et notamment, il est déterminant de
constamment informer, sur de solides bases scientifiques. Je suis
d'ailleurs plus qu'importuné par le flot de bêtises et d'informations débiles,
tronquées, inventées, fausses, diffusées depuis quelques mois - et à ce titre recommande
vivement le pamphlet de mon ami Etienne Klein, Je ne suis pas
médecin, mais je..., publié en mars. Chacun assène son opinion, or
justement la science n'est pas une opinion !
C'est
pourquoi, et les enjeux de l'événement pandémique le mettent un peu plus encore
en exergue, il est capital, surtout pour demain, de diffuser une
éducation impartiale. Depuis le tout début, à l'école maternelle, au
primaire, dans les collèges et lycées, dans les universités, les grandes écoles,
l'enseignement des bases de l'écologie est indispensable - bases de l'écologie
signifiant science écologique, science étudiant les relations entre tous les
êtres vivants, bactéries, protistes (ces grosses cellules à noyau que sont par
exemple les micro-algues de l'océan ou encore les levures), champignons,
plantes et animaux.
Tout aussi
important que l'acquisition de connaissances, il faut encourager un
développement aigu de "l'esprit critique", afin de stopper la
vague de fake news déplorable et si présente dans nos "réseaux
sociaux". Or, que constate-t-on ? La France est en train de
réduire l'enseignement des sciences de la vie et de la terre au lycée !
N'est-ce pas incompréhensible en ces moments où, au contraire, les concitoyens
ont un besoin crucial d'informations scientifiques synthétisées sur ces
sujets ? Avec mes homologues le biologiste Marc-André Sélosse et la
climatologue Valérie Masson-Delmotte, nous sommes "montés au
créneau" pour défendre notre position.
C'est
déterminant, pour favoriser l'acquisition de cet esprit critique ; et
pourtant, nos "détracteurs" - pourquoi se manifestent-ils s'ils sont
de "bonne volonté" ? - n'ont pas manqué de m'accuser de faire de
la... "propagande" ! Pour qui, pour quoi, dans quel but, pour
alimenter quoi ? Ils n'ont rien compris, ils ne veulent rien entendre, et
ils s'effondreront sur eux-mêmes dans l'indifférence générale.
Conserver des morceaux de "nature
sauvage"
Alors, que
penser pour demain ? Chacun connait la situation actuelle des milieux
dans le monde : destruction des écosystèmes, artificialisation
généralisée des sols, morcellement des "fragments de nature sauvage",
pollutions innombrables - des sols, des rivières, des fleuves, de l'air, de
l'océan, et pas uniquement avec les "déchets de plastiques", mais
aussi avec les métaux lourds, les perturbateurs endocriniens, les pesticides et
les biocides divers -, disséminations anarchiques d'espèces vivantes
allochtones (la fameuse "roulette écologique"), espèces invasives,
surexploitations des "ressources" tant minérales que vivantes, forêt
tropicale ou pêches.
En 2018,
K.E Jones et ses collaborateurs publiaient un
article dans Nature sur les maladies infectieuses émergentes,
et annonçaient que 72 % de celles-ci correspondaient à des zoonoses
(passages de pathogènes de l'animal à l'humain). Ils concluaient, sur les
traces des recommandations de F. Keesing et ses collaborateurs en 2010
dans la même revue, que nous avions le plus haut intérêt à conserver des
morceaux de "nature sauvage" et à maintenir un maximum d'espèces et
de polymorphisme génétique au sein des populations sauvages pour éviter ces
"sauts" de pathogènes vers l'humain. Or c'est bien ce qui avait
été oublié !
Et ce sont
bien les comportements de mise en promiscuité immonde sur ces marchés
évoqués en introduction, également la multiplication, effroyable, des élevages
intensifs des animaux domestiques (poulets, canards, porc, vaches...) qui
soulèvent les lourds problèmes. Il est impératif de cesser de
maltraiter le vivant et la biodiversité, et d'être beaucoup plus regardant
sur les conditions de transports et de disséminations des êtres vivants, quels
qu'ils soient. Des considérations qui permettent de jeter un éclairage sur bien
d'autres sujets, par exemple la surconsommation de viande et le sur-usage
des antibiotiques amenant aux désastreuses situations d'antibio-résistance.
Pour toutes ces raisons, il faut suivre Dominique Méda lorsqu'elle
spécifie que "(...) la reconversion écologique de nos sociétés
apparaît donc non seulement comme le seul moyen d'éviter une dégradation
inimaginable de nos conditions de vie, mais aussi comme une manière radicale de
repenser le travail et l'emploi".
S'adapter, la clé de voûte
Tout est
là, le défi est lancé ! L'actuelle pandémie qui se propage comme un
éclair saura-t-elle convaincre que le respect envers les animaux,
humains et non-humains, est la voie de la sagesse pour l'humanité et les autres
habitants de la terre, qui ont tout autant qu'elle le droit d'y vivre leur
vie ?
"(...)
La totalité de la vie sociale, économique et financière actuelle est dominée
par le fantasme d'absolu - absolue maîtrise de la nature, absolue
satisfaction, absolue nouveauté, absolu contentement... Seul le futur serait
bon. L'obsession compulsive pour l'innovation à la fois témoigne de
ce rêve et s'exténue à tenter de le rendre réel. Et voilà qu'au présent,
dans le confinement mondial auquel nous contraint un tout petit microbe,
nous rattrape le bon sens qui oblige à ce que l'on ouvre les yeux sur la nature
et sur le monde, tels qu'ils sont par-delà nos aveugles soumissions, désirs et
illusions. Nous sommes heureusement toutes et tous dotés de la capacité
soudaine à nous étonner, et à décider de remettre sur le métier celui-là même
de vivre, et de s'en donner les moyens. En ouvrant les yeux humblement, sur une
nature qui nous a jusqu'à nouvel ordre rendus possibles".
Alors, nous
suivrons tous les propos du "vieux Maître" Edgar Morin,
lorsqu'à la lecture de la pandémie il spécifie que "le problème
n'est pas le foisonnement et l'accélération vertigineuse des trouvailles de la
science et de la technologie, mais bien plus l'usage que l'on en
fait". Et aussi méditons sur les conclusions de l'ouvrage, Comment
vivre en temps de crise ? qu'il avait co-écrit en 2010
avec Patrick Viveret :
Le monde
vivant est vieux de près de 4 000 millions d'années, il s'est formé à partir de
ces premières cellules apparues dans l'océan ancestral, il a subi les pires
crises imaginables et s'en est toujours sorti ; pour cela, il a dû en
permanence s'adapter à des conditions extérieures changeantes. Mais pour
s'adapter, il faut impérativement changer, ce que nous ne faisons
toujours pas !
Trop de consumérisme, pas assez de sobriété
Aussi, en
cette période de confinement favorable à l'introspection, chacun peut
repenser la manière dont il interagit avec les autres espèces, ses relations
avec le vivant, et l'impact de ses actions quotidiennes sur l'avenir. Pour
préparer ce "jour d'après" dont il est tant question,
inspirons-nous du vivant.
Lorsqu'elle
est suffisamment préservée et en bon état, la diversité du vivant nous
émerveille, nourrit, guérit, entretient, rassure, elle nous inspire. L'article
de Mitchell et Popham dans The Lancet (revue peu suspecte
d'être taxée "écolo" !) confirme l'effet efficace de cette nature sur
notre bien-être. Gandré et Cornand rappellent la théorie économique
de la "myopie au désastre", qui pourrait ici être appliquée aussi
pour la crise sanitaire. C'est en fait une tendance au fil du temps, qui
consiste à sous-estimer la probabilité de chocs peu fréquents dans un
environnement incertain, où le risque n'est pas probabilisable, en raison de sa
faible fréquence et d'une structure causale qui varie dans le temps. En fait,
on finit par oublier le passé et alors imaginer que ce qui est très rare
devient nul ! Pourtant, écologues et épidémiologistes avaient bien prévenu
depuis 2003...
Et cela
reviendra si nous continuons comme avant. L'accélération du changement
climatique convoque de façon aiguë nos comportements, mars 2020 a encore
été le mois de mars le plus chaud depuis 160 ans, et les canicules vont se
succéder. Un article très récent (Xu et al.) a fait le point sur les
interactions température/niche climatique pour l'humanité.
Nous ne
sommes pas en guerre contre un virus mais contre nos activités et nos
comportements : trop de consumérisme et pas assez de
sobriété ! En définitive, notre ennemi n'est pas le virus, mais nous-mêmes !
Et nous oublions en permanence notre dépendance à la nature. Donc, surtout ne
revenons pas au système d'économie débridée qui vise à construire un profit
sur la destruction ou la surexploitation de notre capital : la nature.
Rappelons-nous
en permanence : nous sommes eau, sels et cellules ! Puisse un
petit virus composé de seulement quinze gènes provoquer l'électrochoc collectif
dont nous avons besoin...
Références
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2014. Biodiversité, de l'océan à la cité. Fayard, Collège de France, Paris, 88
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Boeuf, G.
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maltraiter les animaux et les écosystèmes est aussi un impératif de santé
humaine", signée par 16 scientifiques.
Gandré, P
et Cornand, C. 2020. Covid-19, cette « myopie au désastre » qui
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Klein, E.
2020. Je ne suis pas médecin mais je... Tract de crise n°25, 30 mars
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Meda, D.
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Mitchell, R
and Popham, F. 2008, Effect of exposure to natural environment on health
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Viveret, P. 2010. Comment vivre en temps de crise ? Bayard, Paris.
Rist, G.
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Vitousek, P
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