vendredi 10 avril 2020

19.03 - HRW : Lutte contre Covid 19 et Droits Humains


La réponse au COVID-19 doit se faire dans le respect des droits humains[1]
19 mars 2020
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Human Rights Watch a publié une série de recommandations adressées aux gouvernements qui luttent contre la pandémie de coronavirus[2]

(New York, le 19 mars 2020) - Les gouvernements à travers le monde devraient répondre à la pandémie de COVID-19 en accordant la priorité au droit à la santé pour tous, ainsi qu’au respect des autres droits humains, a déclaré Human Rights Watch dans un nouveau document publié aujourd’hui.
Ce document, intitulé « COVID-19 : Dimensions des droits humains dans les réponses gouvernementales »,  analyse les obligations qui incombent aux gouvernements et les préoccupations relatives aux droits humains posées par l'épidémie de coronavirus, ainsi que des exemples de réponses apportées à ce jour. Human Rights Watch fait des recommandations aux gouvernements pour lutter contre l'épidémie dans le respect des droits humains fondamentaux, y compris les droits à la santé, la liberté d'expression, la non-discrimination et la liberté de mouvement.
« Alors que les gouvernements commencent à intensifier leur action en matière de santé publique, la menace posée par COVID-19 est une raison de réaffirmer les droits individuels, et non
d’y renoncer
», a déclaré
Kenneth Roth, directeur exécutif de Human Rights Watch. « Cela signifie donner la priorité à la science plutôt qu'à la politique, prendre soin des personnes les plus à risque, éviter la censure, limiter les blocages et renforcer la confiance de l'opinion publique, qui est essentielle dans une réponse efficace. »
Les gouvernements devraient éviter les restrictions extrêmes et trop vaguement formulées à la liberté de mouvement et aux libertés individuelles, privilégier la distanciation sociale volontaire, et s'orienter vers des restrictions obligatoires uniquement lorsque cela est scientifiquement justifié et nécessaire et lorsque des dispositifs de soutien aux personnes touchées peuvent être garantis. Lorsque des quarantaines ou des fermetures sont imposées, les gouvernements sont obligés de garantir l'accès à la nourriture, à l'eau, aux soins et aux prestations de santé. Ils devraient répondre aux préoccupations spécifiques des personnes incarcérées et se trouvant dans des prisons et des centres de détention pour migrants, des personnes âgées et des personnes handicapées.
Dans un certain nombre de pays, l'épidémie de COVID-19 a révélé des lacunes dans les systèmes de santé publique et de protection sociale qui rendent plus difficile la prise en charge des populations vulnérable et la réduction du risque de transmission des maladies. Les gouvernements devraient intensifier les campagnes d'information pour s'assurer que les gens sont conscients du risque posé par le COVID-19 et des stratégies de prévention. Ils devraient veiller à ce que chacun puisse accéder aux soins de santé de base, y compris les migrants, les demandeurs d'asile et les réfugiés ; cibler les efforts de secours pour venir en aide aux travailleurs à bas salaires touchés ; et remédier à l'impact disproportionné sur les femmes et les filles. Ils devraient également prendre des mesures politiques spécifiques pour réaliser le droit à l'éducation, même si les écoles sont temporairement fermées.
Depuis que ce nouveau type de coronavirus a été identifié pour la première fois en décembre à Wuhan, en Chine, Human Rights Watch a fait état de violations des droits dans la riposte autoritaire du gouvernement chinois, de risques pour les prisonniers et détenus aux États-Unis, en Syrie et en Iran, de l'impact sur les personnes âgées et les fermetures d'établissements scolaires au Royaume-Uni, de l'effondrement du système de santé au Venezuela et d'autres répercussions sur les droits humains qu'ont l'épidémie comme les réponses apportées.
« La meilleure façon de lutter contre le COVID-19 est de faire preuve d'une scrupuleuse honnêteté avec le public, de restreindre les déplacements au strict nécessaire pour limiter la transmission et de traiter les personnes les plus vulnérables », a conclu Kenneth Roth. « Le coronavirus ne connaît pas de frontières et a montré que notre propre santé n'est pas plus solide que celle de notre voisin immédiat. Sa propagation rapide nous rappelle à notre connectivité mondiale et à notre responsabilité partagée. »

11.03 - OMS : Stratégie mondiale de lutte contre la grippe 2019-2030



11 mars 2019 - Communiqué de presse[1]

Une nouvelle résolution de l'OMS sur la santé auditive - Bucodes ...
L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a présenté aujourd’hui la Stratégie mondiale de lutte contre la grippe 2019-2030 qui vise à protéger les habitants de tous les pays de la menace de la grippe. Le but de la stratégie est de prévenir la grippe saisonnière, d’empêcher la maladie de se propager de l’animal à l’homme et de se préparer à la prochaine pandémie grippale.
« La menace de la grippe pandémique est toujours présente » a déclaré le Directeur général de l’OMS, le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus. « Le risque qu’un nouveau virus grippal se transmette de l’animal à l’homme et entraîne une pandémie est constant et réel. La question n’est pas de savoir s’il y aura une autre pandémie, mais quand elle éclatera. Nous devons rester vigilants et nous préparer : le coût d’une flambée épidémique de grande ampleur sera bien supérieur à celui de la prévention. »
La grippe reste l’un des plus grands défis mondiaux pour la santé publique. Chaque année, d’après les estimations, 1 milliard de cas, dont 3 et 5 millions de cas graves entraînant entre 290 000 et 650 000 décès respiratoires sont recensés. L’OMS recommande la vaccination annuelle contre la grippe, moyen de prévention le plus efficace. La vaccination est particulièrement importante pour les personnes les plus exposées au risque de complications graves de la grippe et pour les agents de santé.
Cette nouvelle stratégie est la plus complète et ambitieuse jamais élaborée contre la grippe par l’OMS.  Elle présente une voie à suivre pour protéger chaque année les populations et se préparer aux pandémies en renforçant les programmes de routine. Ses deux principaux objectifs sont : 
1.   Renforcer les capacités nationales de surveillance et d’intervention, de prévention et de lutte, et de préparation. Pour y parvenir, chaque pays est appelé à se doter d’un programme de lutte antigrippale adapté à ses besoins contribuant à la préparation et à la sécurité sanitaire aux niveaux national et mondial.
2.   Élaborer des outils améliorés pour prévenir, détecter, combattre et traiter la grippe, par exemple des vaccins, antiviraux et traitements plus efficaces, le but étant que tous les pays y aient accès. 
« Grâce aux partenariats et à l’action menée dans les pays ces dernières années, le monde est mieux préparé que jamais à la prochaine épidémie, même si nous ne le sommes pas encore assez »
a déclaré le Dr Tedros. « Cette stratégie vise à nous aider à parcourir le chemin qu’il nous reste. Essentiellement, il s’agit de préparer les systèmes de santé à gérer les chocs, ce qu’ils ne peuvent faire qu’en étant déjà solides et sains.»
Pour mettre en œuvre cette stratégie avec succès, des partenariats efficaces sont essentiels.  L’OMS élargira ses partenariats afin de renforcer la recherche et l’innovation ainsi que la disponibilité d’outils nouveaux et améliorés de lutte contre la grippe, au profit de tous les pays.  Parallèlement, l’OMS collaborera étroitement avec les pays pour améliorer leurs capacités à prévenir et combattre la grippe. 
Cette nouvelle stratégie de lutte contre la grippe s’appuie sur le succès des programmes de l’OMS.  Depuis plus de 65 ans, le Système mondial de surveillance de la grippe et de riposte, composé de centres collaborateurs de l’OMS et de centres nationaux de lutte contre la grippe, a travaillé de façon collaborative pour suivre les tendances saisonnières et les virus à potentiel pandémique. Ce système est le pilier du système mondial d’alerte.
Pour que la stratégie porte ses fruits, il faut que le Cadre de préparation en cas de grippe pandémique, un système unique d’accès et de partage des avantages, continue de fonctionner efficacement. Celui-ci soutient le partage de virus à potentiel pandémique, donne accès à des vaccins et traitements salvateurs en cas de pandémie et soutient la constitution de capacités de préparation en cas de grippe pandémique, dans les pays, au moyen de contributions de partenariat des fabricants.
La Stratégie correspond à l’un des mandats de l’OMS, qui est d’améliorer les principales capacités de santé publique et d’accroître le niveau de préparation à l’échelle mondiale. Elle a été élaborée au moyen d’un processus de consultation avec les États Membres, le monde universitaire, la société civile, le secteur privé et des experts internes et externes.
L’appui apporté aux pays pour renforcer leurs capacités de lutte antigrippale aura des avantages indirects du point de vue plus général de la détection de l’infection, car ils pourront identifier plus efficacement d’autres maladies infectieuses comme la maladie à virus Ebola (MVE) ou le coronavirus du syndrome respiratoire du Moyen-Orient (MERS-CoV).
En exécutant la nouvelle stratégie de lutte contre la grippe de l’OMS, le monde réduira chaque année l’impact de cette maladie et sera mieux préparé à une pandémie grippale et aux autres urgences de santé publique.